Je viens d’arriver à Lutry et de descendre au bord du lac. Devant moi, cette lumière bleue des montagnes, douce, légère, enveloppée dans la brume, dans cette brume de l’air.
Je t’aime encore davantage, mon cher Léman. Tu es mon été idéal de 2026.
Malgré toutes les difficultés liées au logement… ou plutôt à son absence… je crois que je serais capable de vivre presque dans la rue, pourvu que je puisse être avec toi chaque jour. Être en toi. Être toi. Te peindre. Te toucher. Sentir l’eau pénétrer en moi jusqu’à m’y dissoudre.
Voilà déjà neuf jours que je devais écrire le bilan du mois de juin. Pendant tous ces jours, je n’ai cessé de penser à cette lettre qui t’est adressée, à TOI, mon ami et mon fidèle confident.
Je t’écris depuis notre atelier de Pully. Il est deux heures de l’après-midi, nous sommes jeudi. Je prépare le déjeuner, des pâtes à la bolognaise. En repensant au mois de juin, je dirais que l’événement le plus marquant pour moi a été ma visite à Art Basel.